Le Blog d'Elsa de Romeu : Information alternative, pertinente et impertinente
diamant de sang

A World Apart – Chapitre II : Holocauste

Djibril Kamara vivait en Sierra Leone, au sein d’un village niché dans la forêt humide dévalant les pentes du Loma Mansa, la plus haute montagne de son céleste pays.
Depuis le + jeune âge, il avait arpenté les sentiers cachés et les pistes tortueuses de cette forêt à la réputation impénétrable. Il était particulièrement extatique quand il la parcourait au son d'”Inner City Blues”, de Marvin Gay, qui était son dieu retiré dans le royaume de l’au-delà. Il était très fier de son vieux walkman, transmis tel une relique par son grand-père qui n’en avait plus l’usage.
Son second Dieu était un dieu vivant, son père, un fervent Chrétien entré en résistance contre les bandes armées qui terrorisaient et ensanglantaient sa terre natale, luttant pour permettre au conglomérat sud-africain De Beers de continuer à exploiter les mines de diamant. Le plaisir rutilant d’une belle femme New yorkaise n’a pas de prix.
Birdy

A World Apart – Chapitre I : Firmament

Elle était assise dans la Maloca – la grande hutte ronde de cérémonie – dans l’obscurité tropicale.
Autant on ne voyait goutte, les cérémonies sous Ayahuasca requérant le noir total, pour faciliter la concentration et l’introspection, autant le vacarme de la jungle s’étendait à 360° autour d’elle, traversant son corps attentif des hurlements de singe Douroucouli, des cris de chauve-souris Roussette, des coassements de grenouille Dragon, des caquètements de perroquet Papegeai maillé, des hululements de chouette Chevêchette, des chants de Hocco, des sifflements de Kinkajou, du crissement de milliards d’insectes et du bourdonnement entêtant des moustiques.
Le chamane venait d’achever une sarabande d’Icaros, ces chants sacrés permettant d’activer et de communiquer avec les esprits des plantes de la Canopée.
Dreamstate Logic Era

Dreamstate Logic / ERA –

” Dreamstate Logic is a project with the goal in mind of inspiring deeper contemplations of our universe & the reality we are all a part of.
Conscious observers within an infinitely vast cosmos, so quick to forget that we are all a part of the same infinity…
& if only, for a moment, we were able to stop & take a step back & open our minds & simply observe,
we will realize the fact that the energy contained within us all is a part of something much bigger, much older, & much more powerful than we can even begin to comprehend.
& once we all come to this realization & begin to resonate with ourselves & others & the world around us, a new age of enlightenment will be within our grasp… ”
Khatia Buniatishvili

Khatia Buniatishvili, Pianiste – Concerto N°23, Adagio, Mozart

” Khatia Buniatishvili began studying piano under her mother, when aged 3. She gave her 1st concert with the Chamber Orchestra in Tbilisi at the age of 6 & started performing abroad at the age of 10.
After that, she began a series of concerts in Switzerland, Georgia, France, Germany, Belgium, Luxembourg, Netherlands, Monaco, Italy, Austria, Poland, Czech Republic, Denmark, Russia, Ukraine, Armenia, Israel, USA, etc.
Buniatishvili graduated from the Tbilisi Central Music School, then entered Tbilisi State Conservatory in 2004 (Prof. Tengiz Amirejibi).
She admires many pianists of earlier eras, such as Sergei Rachmaninoff.
She admits to being quite influenced by Georgian folk music.
She chose the piano over the violin, despite her perfect pitch.
Khatia & her sister learned to play together & she enjoys performing duets with her at home.
Khatia describes the piano as a “symbol of musical solitude”.
Interstellar Time l'Eternel

Interstellar & l’Eternel

L’Eternel m’a parlé de la saveur du pain dans les champs de blé
Il m’a fait miroiter les couchers de soleil enflammant les cimes enneigées
Il m’a fait rencontrer le mélange exquis de ma chair avec celle de l’être aimé
Il m’a susurré à l’oreille les fruits gorgés de la chaleur de l’été
Il m’a donné l’espoir la joie le rire des enfants pas encore sacrifiés
Il m’a murmuré l’ombre immense par delà les sycomores
Il m’a chuchoté le pouvoir de l’ombre et le doute qui ronge
Il m’a bénie dans mes douleurs et le dépassement de toutes mes peurs
Il ne m’a jamais abusée jamais trahie jamais trompée
et je l’adore chaque jour
Pour lui je donnerai à la calamité un sens
Pour lui j’offrirai encore et encore la lumière
Et peut-être même qu’un jour je pardonnerai le jour où j’ai été conçue
dans une étrange rencontre entre le ciel et l’enfer
Pour lui je saisirai le pouvoir de l’encre qui résout tous les tourments
Pour lui je deviendrai le bruissement tranquille de la colombe
Et nous nous réunirons dans une nuit de printemps étrange
au milieu d’une tempête de neige et de lave
parmi la tiédeur suave des fleurs toujours naissantes –
Le-Mepris-Bardot-nue

Le Mépris – Godard & l’Amour – 1963.

Un de mes films favoris.
” Au cœur du Couple, au centre même de l’Amour, le Regard.
Egard & Regard sont à peu près le même mot.
Le re-gard indique aussi le recul propice à l’intensification de la Garde, de la prise en garde.
Ce couple n’a-t-il pas oublié, à un moment donné, de se visiter face à face ?
La célèbre phrase “Je t’aime totalement, tendrement, tragiquement” crie la dépendance du regard de l’Autre
– dépendance à être aimé, mais aussi à exister.
“Chaque regard nous fait éprouver concrètement que nous existons pour tous les êtres vivants”.
La 1ère séquence (post-générique) dévoile une Brigitte Bardot complètement dénudée sur un lit, “cul nu”.
Le Regard y est au Rendez-vous, voire au Garde à Vous. ”

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